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III.La famille

 

1.Historique de la famille

            La famille est la cellule fondamentale de toute société, une petite communauté basée sur une unité matérielle et spirituelle et dont les membres sont liés entre eux par des rapports de consanguité.

                 La notion de famille peut changer par époques. L’ethnographie distingue deux formes fondamentales de la famille:-petite famille

                                      -grande famille

            Les membres de la première sont les parents et les enfants, ceux de la dernière sont trois ou parfois quatre générations (grand-parents, parents, enfants, petits enfants).

            Les deux types de famille supposent la vie sur un terrain ou même dans une même maison, travaillant dans la même ferme dans un systhème patriarchal.

            Dans l’histoire du peuple hongrois les deux types de famille se retrouvent depuis les temps les plus anciens. Preuve les fosses découvertes et dont la structure prouve l’esprit patriarchal qui caractérise la famille. Au milieu de la tombe il y a le chef de famille et auprès de lui selon leur place occupée dans la famille sont enterrés les autres membres de la famille. Dès le Moyen-Âge la fonction fondamentale de la grande famille était de garder eu une seule main le domaine agricole. Dans les deux types de famille c’est l’homme le plus âgé qui a rempli le rôle du maître de la maison, du chef de famille, chose valable de nos jours encore.

La structure de la famille

            C’est l’homme le plus âgé de la grande ou de la petite famille qui en est le chef, le maître. C’est lui qui se réjouit du plus de droits: il pouvait exclure, chasser les plus jeunes, il pouvait vendre, gaspiller la fortune, personne ne pouvait lui demander compte. C’était à lui de garder les clefs du grainier, d’assurer les outils, les vêtements qu’on achetait à la foire. C’était à lui de répartir le travail et à établir les tâches de chacun. Il dirigeait-en ayant en vue les aspects de la fortune-les mariages des membres de la famille, qui épouser et comment. L’éducation du fils revenait au père, celle de la fille à la mère.

            Le devoir des travaux autour de la maison est à la femme:

            -faire la cuisine, cuire du pain, traiter le lait, élever de la volaille, la nourrir, tenir l’évidence de la production d’œufs

            -transformation du lin et du chanvre, arracher, filer, tisser, utiliser la laine.

La femme a été le lien entre le chef de la famille et ses autres membres.

            Les jeunes hommes non mariés ou mariés représentaient la plus importante partie de la main d’œuvre dans la famille. Leurs besognes: soigner les bêtes, traire les vaches, les travaux agricoles.

            Les jeunes femmes, jeune filles travaillaient autour de la maison, dans le potager, elles travaillaient sous la direction de la femme la plus âgée.

            Les enfants contribuaient selon leur âge

·    pour les 12-14 ans les travaux les plus faciles du champ: binage, conduire les bœufs et les chevaux,

ramasser le foin, le retourner, râtisser, arracher les mauvaises herbes;

·    les 8-10 ans: conduire les vaches au pâturage, porter à manger aux agriculteurs pendant la moisson et les autres travaux, balayer la cour, porter le bois;

·    les 5-10 ans: petits travaux autour de la maison: garder les moutons, les chèvres, les oies.

2.La vie des cultivateurs à la campagne, les travaux, ne dépendent pas que du sexe et de l’âge des membres de la famille mais des saisons aussi. Chaque saison avait et a ses travaux spécifiques.

a. Au printemps les travaux spécifiques des hommes sont les suivants:

·    préparation des terres: labourage, semailles, préparation des grains de semence;

·    taille de la vigne et des arbres;

·    nettoyage de la cour, de la basse-cour, du jardin;

·    plantation des greffons;

·    réparation de la maison et de la palissade.

Les femmes blanchissent à la chaux, polissent le sol de la maison (où il n’y a pas de plancher en bois, font les travaux dans le jardin, dans le potager (bêcher, râtisser, semer);

·    indépendemment de saison travail typique pour femmes porter le lait aux « abonnés ». Aujourd’hui on vend le lait plutôt au marché ou aux centres d’achat du lait produit.

b. Travaux d’été, pour les

hommes: faucher en prairie, pulvériser (sulfater, soufrer), moissonner;

les femmes: travaux dans le jardin, dans le potager, arracher les mauvaises herbes, biner, arroser;

les enfants: petits travaux déjà mentionnnés;

les vieux: soignent  les animaux tenus près de la maison (qui ne sortent pas aux pâturages) leur donnent à manger et à boire.

 

c. Travaux d’automne

Les hommes récoltent, transportent les produits, les rentrent pour les emmagasiner dans les greniers, dans les granges, le foin rangé en tas, rentrer le bois pour l’hiver, préparer les caves, les tonneaux, faire du vin c’est un travail très exigent: presser le raisin, filtrer le moût, tirer le vin.

Les femmes conservent les légumes produits, sèchent les fruits ou en font des compotes et confitures. C’est tout une cérémonie que de faire cuire de la confiture (marmelade) de prunes; c’est un travail de 24 heures, on la préparait en quantité, d’habitude tout le voisinage s’y réunissait. Le travail était accompagné d’une série de coutumes.

Fin d’automne-c’était le temps où les femmes se réunissaient pour «lessiver» les fils rendus plus moux par le gel parfois déjà installé. Ce travail était effectué en commun chez les unes et les autres, événement accompagné par le «bal du fil ».

d. En hiver les hommes préparaient les outils pour les travaux de printemps, ils coupaient des arbres et rentraient le bois de la forêt, s’occupaient de vannerie, de tonnellerie; les femmes filaient, tissaient, cousaient. Les jeunes filles, elles aussi, contribuaient à préparer le métier à tisser, elles bobinent les files sur la navette.

          Les travaux énumérés, les activités sont caractéristiques jusqu’à nos jours pour les familles paysannes, surtout dans les communes fermées, éloignées des villes comme par exemple Bogdánd, Szér, Lele, Dobra dans le département de Szatmár d’où proviennent les données.

          Le quotidien des communautés familiales des villes situés plus près des villages est déterminé par la situation géographique.

          À l’intérieur de la famille la jeune génération: les enfants, les petits enfants pendulent entre le village et la ville où ils étudient ou ont un emploi et ce n’est que dans leurs loisirs qu’ils font les travaux paysans traditionnels.

          Depui les années ’90 la tendance de retour à la campagne va se développant ce qui laisse espérer le maintien des communautés et des modes de vie traditionnels paysans.