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V.Les fêtes

 

            La fête est –du point de vue ethno-religieux–une période de temps particulière, le temps sacre où la communauté se conduit différemment que d’habitude. Elle respecte des prescriptions et des interdictions. Le rythme habituel change à la place du travail quotidien ce qu’il se passe c’est des événements de fête stimulantes, comme la danse, la musique, des concours.

            La notion de fête est plus ou moins connue dans toutes les cultures. Son apparition est liée au niveau primordial à la faune et flore qui fournissent la nourriture. Elle peut être en rapport avec les phases essentielles de la vie aussi: la naissance, la mort, le mariage ont leurs fêtes.

            Parallèlement à l’évolution du calendrier on établit les fêtes et, les phases les plus importantes des travaux agricoles, elles aussi, deviennent partiellement des fêtes du calendrier. Il y en a de telles dans la vie rurale: vendanges, moisson, tuage de porc etc.

            A celles-ci viennent s’ajouter les anniversaires historiques qui servent à rapeller les événements passés, les fêtes sociales les plus importantes: fête des mères, fêtes scolaires, fêtes religieuses.

            Traditions

            Les traditions ont connu une longue évolution historique. Dans la culture paysanne hongroise de la région on connaît une forme spécifique de célébrer certains événements par un déplacement en groupe accompagné de chansons, félicitations liés à des actions mouvements, rites centrés sur l’événement à marquer. Cette forme de manifestation était connue déja dans la culture grecque.

La moisson

            Il y avait 4 hommes-fauchers qui coupaient le blé, 4 hommes ou femmes à ramasser après les fauchers les javelles. Dès l’aube, quand le blé était encore mouillé, sa paille était utilisée à ligoter les javelles. Avant de battre le blé, les javelles étaient couchées les unes sur les autres en forme de croix, puis en meules de plus en plus hautes. Plus tard, à l’aide des fourches on lançait les javelles dans la batteuse. Le blé battu sortait en trois endroits, séparément les grains de blé, la paille et la glume (la balle). C’était aux filles d’éloigner à l’aide des râteaux ces trois produits crachés par la machine. La moisson finie, les enfants devaient ramasser sur le champ moissonné les chaumes, en faisant des bouquets. Et le tout devait se terminer dans la cour de l’agriculteur où même fatigués, petits et grands faisaient la fête.

Après les vendanges de même, tout le village faisait la fête, on mangeait et buvait et les jeunes allaient au bal où tout était orné sous le signe de la vendange, on buvait du moût frais.

Fêtes de famille

Baptême

On accorde beaucoup d’importance au choix des parrains-marraines; après la cérémonie toute la famille et d’autres invités prennent un repas dans la maison des parents du petit. La tradition veut que la jeune mère s’asseoie sur le seuil et allaite son petit pour qu’elle continue à avoir du lait.

Fiançailles

            Le jeune homme doit aller avec son père dans la maison de sa bien-aimée où le père doit demander la main de la jeune fille au père de celle-ci. Ce n’est que l’accord du père qui rend officielles les fiançailles.

Les noces représentent un grand événement de la vie de toute la famille. Après la cérémonie religieuse à l’église tout le monde se réunit: parents, grands-parents, oncles, tantes, voisins, amis, parfois des centaines de personnes.  Tous contribuent à la réussite en travaillant ou en apportant de la volaille, des oeufs etc. Les personnes plus âgées préparent le repas, les jeunes aident à servir tout en s’amusant. Il y a des plats qui ne peuvent pas manquer: potage, chou farci, on mange du porc, de la volaille etc.

            Pour s’amuser, on vole les chaussures de la mariée, si on le réussit, on vole même la mariée que son jeune époux doit racheter au grand plaisir de l’assistance. Il y a la danse de la mariée, tous les participants dansent quelques pas avec elle après quoi on offre les cadeaux, d’habitude de l’argent. Après minuit la mariée change de robe.

L’enterrement

            Après avoir mis en bière le (la) mort(e), la famille et les voisins veillent, passent toute la nuit à prier, à chanter en rappelant les mérites du (de la) disparue. La cérémonie commençait dans la maison, d’où le(la) mort(e) était porté(e) en cercueil jusqu’au cimetière par 4-6 hommes puissants. Les participants le suivaient jusqu’à la tombe où après la prière du prêtre le cercueil était mis en terre et les partcipants jetaient des mottes de terre sur le cercueil pour  “que la terre lui soit légère.“ Les participants revenaient dans la maison de la famille au repas de funérailles où l’on leur offrait du potage, du chou farci, des gâteaux et de l’eau de vie.

 

Les fêtes religieuses les plus importantes sont Noël et Pâques.

 

Noël

Noël est précédé de l’Avent-période où l’on attend l’arrivée de Jésus. Avant Noël les gens vont chaque soir à l’église pour prépar l’accueil fait à Jèsus. Le soir du 24 décembre les gens se réunissent à l’église après quoi les plus âgés rentrent chez eux où le sapin, les cadeaux et le repas de fête sont déja préparés, tandis que les enfants et les jeunes parcourent le village en chantant, parfois portant une crèche ou une grande étoile. Les porteurs de crèche s’habillent en bergers, en rois mages. Les gens visités leur donnent des pommes, des noix, de l’argent. Les jeunes réformés allaient ensemble en groupes, garçons et filles, les familles les invitent à table.

Pâques

La fête de Pâques est précédée par les 46 jours de carême-période d’abstinence de jeûne, et de privation entre Mardi gras et le jour de Pâques. Le jour culminant de la semaine sainte est vendredi saint qui précède le dimanche de Pâques, ce qui est prouvé par des dires qui circulent dans la conscience des gens:

“Il en sait autant que vendredi saint du tuage de porc”(=rien), “Il est maigre comme vendredi saint “(=très), “Il a pris si peur qu’il n’en reviendra ni jusqu’à vendredi saint “(=grand peur), “Ce péché ne l’est ni le vendredi saint” (=insignifiant),”Il se tait comme la cloche le vendredi saint”(=ne dit rien), “Il fait silence comme à la boucherie le vendredi saint”.

            Pendant le carême on ne mangeait pas de viande, ni même d’origine animale. Les vendredis on ne mangeait rien. Dans cette période il n’y avait pas de mariages, pas de noces. Il n’y a pas de maison sans oeufs peints (surtout rouges). Le vendredi saint les filles peignaient les oeufs, le samedi on faisait bouillir le jambon, on râpait du raifort, on préparait les gâteaux, tous les plats pour la fête. Les catholiques préparaient un beau panier plein de jambon, gâteaux, oeufs, vin etc qu’ils faisaint bénir à la messe de minuit après quoi commençait la fête. Les protestants participaient à l’office religieux du dimanche matin et ils ne mangeaient qu’après.

            Après le déjeuner, l’après-midi de dimanche déjà commençait la fête ce qui faisait le plaisir des jeunes: les garçons et les hommes arrosaient d’eau-plus tard de parfums-les femmes et les filles. Selon la tradition c’était pour leur assurer la fécondité. Les portes étaient ouvertes à tous. Les arroseurs étaient invités à table et “payés”  d’oeufs rouges.

            Les restes des repas de fêtes ne devaient pas être jetés aux cochons, ni laissés par terre. C’est l’origine de la tradition qui veut que jamais on ne laisse un morceau de pain tombé par terre, on le place plus haut pour que les oiseaux  le picorent.

Pentecôte

Ce n’est pas une fête très spectaculaire. Le dimanche qui précède le dimanche de Pentacôte les enfants protestants faisaient la Cène, c’était le jour de leur confirmation.

La Sainte Luce

C’est ce jour qu’on commençait à tailler la chaise de Luce qui devait être prête au Réveillon, en montant sur cette chaise on a pu reconnaître les sorcières. Ce jour-là on a encore atteint les poules avec un attisoir pour qu’elles pondent plus d’oeufs.

Le Jour de Saint Sylvestre

Il y a beaucoup de traditions et de coutumes liées au dernier jour de l’année. Les jeunes filles faisaient fondre du plomb, la forme du métal refroidi leur dévoilait l’identité de leur futur mari.

            La jeune fille faisait des boulettes renfernant les noms de quatre garçons pour connaître le nom de celui qui l’épouserait. Elle a mis un miroir sur l’oreiller sous la tête, pour y voir en se réveillant le visage de son futur époux.

            On préparait du pied de porc à la gelée et des lentilles en croyant que cela apporterait de la chance. À six heures les gens allaient à l’église, après commençait la fête. A minuit tout le monde sortait dans la rue et on cassait des verres et de la poterie, ce qui devait porter du bonheur dans le nouvel an.

            Après, c’était un va-et-vient, les gens allaient de maison en maison pour se souhaiter bonne année. On croyait que si c’était un homme à entrer le premier dans la maison c’était encore un signe de bonne fortune. Le Jour de l’An, les enfants partaient dès le matin souhaiter “Bonne Année“.