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IV .L’alimentation

           

            L’alimentation est très importante et nécessaire pour l’homme. Chaque peuple, chaque pays a ses traditions et coutumes dans le domaine. L’alimentation paysanne est la plus ancienne et les techniques dont les origines se perdent dans un passé éloigné cohabitent avec les plats nouveaux.

            Dans les temps de famine on mangeait les bourgeons mais parfois même l’écorce des arbres, moulue et mélangée à la farine. Dans les familles pauvres c’étaient les plats d’origine végétale qui dominaient, tandis que les plus aisés consommaient plus de viande. Dans le choix ou la préparation des plats la religion jouait aussi un rôle important. Il est peut-être utile de présenter l’équipement de la cuisine, l’ordre des repas, comment on emmagasinait les aliments, les méthodes de conservation, procédés de préparation.

            Pour préparer les plats, on a besoin de certains vases, pots. C’était pour la plupart de la poterie, peu ornée, dans sa couleur originale sans l’orner  ou la peindre. Pour les mariages on utilisait de grands pots à 25-30 litres et comme ils étaient rarement utilisés dans ce but, on les tenait au grenier et le reste du temps ils contenaient des fruits secs ou d’autres produits. Il y a la casserole, plateau rectangulaire qui sert à préparer le rôti. Les pots sont placés sur des grilles sous lesquelles le brasier fait cuir la viande.

La cuisine paysanne utilise des pots, casserolles, et marmites en fonte dont le plus utilisé est le chaudron en forme de poire. Il était utilisé d’habitude en plein air pour préparer des potages et des viandes.

Le seau, destiné à garder de l’eau était d’abord en bois, ce n’est que plus tard que ses variantes en tôle ce sont répandues. Les cruches en argile servaient à transporter et à garder l’eau. En été les agriculteurs enfonçaient à moitié les cruches dans la terre pour garder la fraîcheure de l’eau.

La vaisselle trouve sa place dans la cuisine, les assiettes, si leur forme le permet, sont accrochées au mur. Les pots à plus grandes dimensions sont gardés dans le buffet.

L’ordre des repas a changé au cours de l’histoire. Plus tôt, les paysans prenaient deux repas par jour: le matin et l’après-midi. C’était plutôt en hiver. Au temps des grands travaux on mange trois fois ou même cinq fois. Restent les deux repas principaux entre lesquels à midi, ils consomment le pain, le lard et l’oignon apportés dans la panetière. En été il mangaient un morceau sur le pouce avant d’aller au champ et buvaient un peu d’eau de vie, pour ne prendre le vrai petit déjeuner qu’à huit heures. À midi c’était le déjeuner préparé par les femmes à la maison et porté au champ, la viande n’y devait pas manquer. Ils mangaient de nouveau vers cinq heures et en rentrant c’était encore le dernier repas chaud.

L’alimentation était dépendente et en accord avec les travaux. Il y avait différence sensible entre l’alimentation quotidienne et celle des fêtes ou certains moments de la vie. À Noël au dîner on offre de la soupe, un pot-au-feu de viande de boeuf, porc ou poule, du gâteau roulé à la noix ou au pavot.

Le Vendredi Saint on prépare un potage à base de chou-croute, des brioches sans graisse, du maïs soufflé. Le menu de Pâques ressemblait à celui ne Noël, le jour de l’An la polenta semblait prédire une anée pleine de chance.

Pour la femme qui venait d’accoucher c’était quelque femme de la famille qui devait apporter à manger, des plats pareils à ceux de dimanche. Les viandes étaient garnies de raifort ou de betterave; il était rare que le chou farci manque.

 L’orge mondé à la viande d’oie est l’un des plus anciens plats présent sur la table de noce.

Au repas de funérailles on offrait de l’eau de vie, du pain, parfois du lard, des brioches, plus tard du potage aussi.

Les méthodes pour emmagasiner et conserver des aliments

La farine moulu au moulin était gardée en huches.

Une partie des aliments devait être conservée. On rendait aigres les choux, les concombres, la betterave rouge, gardés en tonneaux. Le chou-croute est très apprecié, on en fera les boulettes de chou farci.

La plupart des fruits peuvent être desséchés: les prunes, les pommes, les poires, l’abricot; les enfants les aimaient beaucoup.

La viande de porc était conservée par le sel et la fumée. La viande, le lard après quelques semaines en marinade sont fumés avec les saucisses.

Parmi les plats les soupes et les potages occupent une place privilégiée sans lesquels le repas principal (d’habitude à midi quand ce n’est pas la saison des travaux au champ) est inimaginable. On apprécie beaucoup le pot-au-feu, le goulache, une place à part est occupée par les légumineux. Le pied de porc à la gelée en hiver, les spécialités de farine de blé, par ex. des quenelles à prunes, des pâtes etc. sont des plats préférés.

À la préparation des plats on utilise des épices universellement connues comme le sel et le poivre mais aussi d’autres comme l’estragon, le safran, l’ail et l’oignon, la marjolaine, le fenouil, l’anis, le raifort et d’autres.

En tant que boisson l’eau était la plus populaire, puisée dans une source ou dans le puits foré dans la cour de la maison. Le vin occupait la place la plus importante, les hommes mais les femmes aussi en buvaient. Depuis le XVIII-e siècle ont commencé la fabrication et la consommation de l’eau de vie de prune et d’abricot. Le blé, le maïs, l’orge ont été à la base de la préparation de la bière.

Coutumes

Pour les repas toute la famille prenait place autour de la table, d’abord les vieux, puis les adultes et les jeunes et les enfants. Tout repas commençait et se terminait par une prière. À table ce n’étaient que les parents-les adultes-qui pouvaient parler. Pendant le repas il était impoli de se lever, ce n’était qu’après les plus âgés que les jeunes pouvaient quitter la table. Les repas étaient d’une grande importance: c’était l’occasion où toute la famille se réunissait et l’on pouvait débattre les soucis de la famille, le destin de la patrie et les difficultés de la vie.