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I.Travaux agricoles

 

      1.Les branches les plus importantes

Agiculture-labourage:

            L’homme agriculteur vivant à la campagne s’est efforcé à labourer sa terre pour que celle-ci, reconnaissante pour les soins accordés, fournisse une riche récolte. Pour les gens du pays c’est la terre qui a assuré l’existence, le pain quotidien. La population rurale transylvaine n’a jamais fait ses achats à la boulangerie ou chez le marchand de légumes, c’est lui-même qui a tout produit. Les vêtements aussi ont été tissés à la maison à base de lin ou de chanvre. On appelait paysan celui qui était propriétaire de très peu de terre ou il n’en avait point ou bien celui qui était serf des propriétaires riches qui détenaient beaucoup de terre.

            Les travaux agricoles sont effectués en certain ordre chronologique à l’aide de différents outils. Selon les plantes cultivées sur un certain terrain, ont pris naissance les domaines de l’agricultur:

· production de céréales

  de légumes

  de fruits

· viticulture

· élevage des animaux.

            Grâce au développement de la technique l’agriculture s’est transformée. Les travaux effectués jadis par la main humaine et les bêtes passent de nos jours dans la compétence des machines agricoles presque partout. A l’aide de celles-ci on peut être plus efficace et labourer des champs plus

étendus. Il n’y a plus que très peu d’endroits à utiliser les bêtes pour ces travaux.

Production des céréales

            Comme un peu partout, chez nous aussi la culture des céréales est la branche la plus fréquente. Cela dû au fait que le blé assure le pain tandis que les autres assurent le fourrage des animaux. On met l’accent sur la culture du blé et du maïs mais il y a aussi une production de tourne-sol très importante.

La production du blé

            Le blé est depuis des siècles la plante la plus cultivée. Mais aojourd’hui la proportion de la production de blé a baissée dans les petites fermes car aujourd’hui même les paysans achètent le pain à la boulangerie du village ou à l’épicerie. La plupart de la production de blé est assurée par les associations détenant de grandes étendues. Le reste du nécessaire vient de l’importation faite par l’État.

            L’agriculteur de jadis a semé le blé en automne ou au printemps. C’est lui qui en a décidé. C’était parce que le blé d’automne était d’une qualité supérieure à celui de printemps et le pain qu’on en obtenait beaucoup meilleur.

            Après avoir labouré la terre à l’aide d’une charrue tirée par un cheval, boeuf et parfois par une vache, les paysans ont hersé la terre. C’est alors que les semailles suivaient, on les faisait par la main, d’une musette portée en bandoulière, après quoi les sémances répandues étaient de nouveau hersées pour les faire enfuir dans la terre. Au mois de mai on arrachait les mauvaises herbes, en août on moissonnait. La démarche était celle-ci: les hommes avant fauchaient le blé, les femmes, derrière eux ramassaient le blé coupé, à l’aide des faucilles, en croix les unes sur les autres. Après avoir coupé le blé, on le battait, d’abord à l’aide de bâtons, plus tard par des batteuses ou moissonneuses-batteuses. Après , on faisait sécher les grains et on déposait  le blé au grenier ou sous le toit de la maison, à le faire moudre au moulin.

            Au cas où les paysans semaient en autumne la situation était autre. Avant les semailles la terre labourée au printemps, devait rester en friche et ces terres qui attendaient les semailles d’automne étaient les dernières à être labourées après tous les autres travaux de printemps. Ce n’est qu’en juillet , après une pluie qu’on les hersait, fin août-début septembre on les fumait. Avant les semailles on devait de nouveau labourer pour retourner la terre fumée, de nouveau herser pour enfin semer le blé. On laissait la terre en friche pour que peu de mauvaises herbes y poussent.

            De nos jours ces techniques ont disparu. On laboure avec un tracteur, c’est encore le tracteur qui herse, contre les mauvaises herbes il y a des substences, on moissonne et bat en même temps à l’aide des moissonneuses-batteuses (combines).

La production du maïs

            Le maïs a été valorisé en tant que fourrage. Contrairement au blé, les petits fermiers  préfèrent de nos jours encore cultiver du maïs, car celui-ci est facilement cultivable et sa culture est relativement bon marché. Le labourage et les autres travaux étaient pareils comme pour le blé, précédés par le fumage d’hiver. Après que la plante soit sortie de terre, après deux-trois semaines, la culture est binée, on a dégagée les plantes de la terre pour qu’elles puissent mieux prendre racine. Après trois-quatre semaines on bine de nouveau  et la terre est retirée sur la base pour que le vent ne les renverse. Avant de biner on a « tiré » la terre entre les rangs pour avoir moins à biner. En octobre on a recolté le maïs, on l’a rentré et enlevé les feuilles sèches qui le couvraient  puis on l’a emmagasiné au grenier ou plus tard dans le hangar-construction plus récente. La technique de la culture chez les petits fermiers n’a pas trop changé, ce n’est que dans les grandes cultures qu’on utilise la combine et des substances pour extirper les mauvaises herbes.

Production fruitière

            La culture d’arbres fruitiers est répandue surtout sur les collines. Dans les villages et autour on plante différents arbres fruitiers selon la spécificité de la région, on produit des prunes, pommes, poires, cerises, griottes, noix, abricots, pêches, fraises etc. Les fruits étaient utilisés à diverses fins: dans les ménages pour les gâteaux aux fruits, compotes, confitures. Partout on distillait de l’eau de vie de prunes, de poires, pommes, griottes, cerises et abricots.

            Le verger avait besoin de beaucoup de soin. Au printemps il fallait tailler les arbres pour une récolte plus riche et on les binait au pied. Ces techniques sont gardées, mais de nos jours on pulvérise des insecticides aussi.

Culture maraîchère

            Pour les paysans cultiver des légumes était aussi important que semer du blé. Et cela, parce que dans les villages de la Transylvanie il n’y avait pas de marchands de quatre saisons et il paraissait au paysans normal de tout produire dont la famille avait besoin. Les potagers étaient d’habitude autour de la maison, mais il arrivait d’en faire même au champ. Dans le «petit jardin» comme on l’appelle en Transylvanie, on plantait du chou, de la tomate, de la carotte, du persil, du haricot, du chou-rave, du céleri et du concombre. En hiver déjà  on préparait la culture du potager, en fumant. Au printemps, lorsque la terre commençait à sécher, elle était bêchée. C’était le seul devoir des hommes dans le potager. Après, c’était le tour des femmes. Elles aplanissaient la terre à l’aide des râteaux, puis on marquait les sillons à l’aide d’un fil où planter les légumes. Ces plantes devaient être arrosées ou arrachait  les mauvaises herbes, la fréquence de ces travaux était irrégulière. Parfois on devait arracher même d’entre les légumes pour qu’elles aient plus d’espace au développement. A ce travail on utilisait une petite houe ou une pioche.

            La carotte, le persil et le chou étaient semés et on les laissait pousser. Pour les autres, on repiquait des plants provenant de semis, de pépinière. Les grains avaient été mis en terre dans la maison dans des pots, puis on repiquait les plants déjà assez vigoureux dans le potager.

            Fin été, début automne, les légumes mûris, ou les a récoltés et selon les besoins de la famille on les consommait ou l’on les conservait ou bien ou en faisait d’autres produits.

La viticulture

            La viticulture de même que la culture des arbres friutiers s’est répandue sur les côteaux. D’habitude là où il y avait des vignes, il y avait des vergers aussi. On cultivait la vigne pour la production du vin, mais il arrivait aussi de vendre le raisin vendangé.

            Le vignoble lui aussi demande beaucoup de soin. Au printemps on taille d’abord les sarments, puis on lie les pieds de vigne à des échalas; puis on les bine. Quand les feuilles poussent et il y en a déjà trois rameaux, on pulvérise des substances contre les différentes maladies. Au début de l’été on coupait les rejetons stériles. À la mi-juillet, quand le raisin noir commence à noircir, on binait de nouveau.

            La vendange avait dans la vie du village au moins la même importance que la moisson. Le raisin vendangé par la famille et les parents était descendu en hotte au cellier avec pressoir ou dans le village. Là on pressait le raisin. Jadis il y avait des pressoirs à vin en bois, gros comune un bâtiment utilisés parfois de nos jours encore; récemment on utilise plutôt des presses moins volumineuses, en fer ou bien des pressoirs électriques. Le moût a été versé dans les tonneaux et on attendait qu’il achève de fermenter pour avoir du vin.

L’élevage

L’élevage a été une partie indispensable de la vie à la campagne, chaque agriculteur, sans exception avait dans l’étable au moins une vache et un cheval. Celui-ci signifiait une force de travail importante et valait le plus pour le paysan. En beaucoup d’endroits les boeufs ou les buffles remplacaient le cheval. C’étaient les animaux les plus importants puisque’on labourait la terre à leur aide. Aujourd’hui leur nombre a beaucoup diminué les machines agricoles prenant leur place. En plus, l’élevage des boeufs a totalement disparu. Lélevage de la vache et du porc suit en importance. La vache donnait du lait et était le principal “fournisseur du viande”. La basse –cour était aussi très importante; la volaille c’était des poulles, des oies, des dindes, des canes, des pintades. La poule valait surtou pour les oeufs, les autres pour la viande et les plumes. Dans certains endroits on élevait des moutons pour la viande mais surtout pour la laine.

            Lié à l’élevage, il faut mentionnner l’entretien des prairies de fauche, nécessaires pour assurer aux vaches et aux chevaux le foin pour l’hiver. Les autres animaux étaient nourris d’orge, d’avoine, de maïs, de seigle ou même de blé.

            Vu l’importance de l’élevage , ont pris naissance des métiers dont la tâche était de garder et de soigner les animaux. C’étaient le berger qui gardait les moutons, le gardien des troupeaux des porcs, des chevaux, des oies et le vacher.

2.Description des travaux

Travaux

Travaux permanents: soigner les animaux

Travaux liés aux saisons

Printemps         blé-labourage, herser, semailles

                        vigne-tailler, échalasser, lier, biner, vaporiser

                        maïs-labourer, herser, semailles, biner

                        arbres fruitiers-tailler, biner, vaporiser

Été                   blé-labourer, herser, semer

                        vigne-biner

                        maïs-biner

                        faucher, faire des tas, récolter des légumes, cueillir des fruits

Automne                      blé-moissonner, dépositer,

                        vigne-vendange

                        maïs-récolter, tailler les tiges

                        pomme de terre-récolter, cueillir les fruits

                        blé d’automne-labourer, herser, semer

Hiver               fumer les terres, les laisser en repos

Outils               charrue-instrument qui sert à labourer, tiré par un animal ou un tracteur

herse-instrument armé de dents de fer qu’on traîne sur une terre labourée pour briser les mottes, enfouir les semances

binette combinée à la charrue-qui sert à couper les mauvaises herbes entre les sillons pour avoir moins à biner ouvrage manuel; si c’est une machine, c’est la bineuse

fauche-fauche combiné à gourdin (on l’utiliait à moissonner)

bâton batteur-pour battre les épis

binette -plus grande pour le champ

            -plus petite pour le potager     

râteau -grand, en bois pour le foin

-plus petit, en fer pour le potager

                        pressoir pour le vin -pour presser le moût du raisin

                        hotte(benne, banne)-paniers

                        sécateur-pour tailler les arbres et la vigne

 

Produits végétaux et animaliers

            Des plantes cultivées on a réalisé de nombreux produits:

·        du blé de la farine et du fourrage

·        du maïs du fourrage, de la farine (jaune)

·        les fruits sont transformés en confiture, compote, eau-de-vie, du raisin on fait du vin, des fruit secs

·        les pommes de terre ont été utilisées dans l’alimentation des gens de même que celle des animaux

·        le lin et le chanvre donnaient les tissus pour les vêtements et pour les nappes et serviettes

·        le bois était la matière première des meubles et de la construction, mais assurait aussi le chauffage

·        la volaille donnait les œufs, de la viande, le duvet pour les oreillers et les édredons (couvre-pied de duveton de plume)

·        les porcs assuraient la viande, les moutons la viande, les brebis de même et du lait pour le fromage, de la laine

·        les vaches donnaient du lait, on aimait beaucoup la viande de veau, les boeufs assuraient la viande

On aimait beaucoup le lait de buffle aussi.

Le cheval n’a pas été mangé.

 

 

 

3.Travaux traditionnels

Métiers rares ou presque disparus: potier, forgeron, charron (royer), vitrier, maroquinier, tôlier, bouvier pasteur d’oies.

Travaux vivants: tonnelier, vannier, cordonnier, charpentier, vacher, berger.

Métiers récents emploi dans des entreprises, dans des bureaux en ville, choix de la vie urbaine.

4.Ce qui est lié aux métiers

Traditions, coutumes

            Sont liées d’habitude aux travaux les plus importants. La coutume disait qui avant la moisson le pasteur-prêtre prie Dieu pour une riche moisson et pendant l’office religieux d’après la moisson il devait remercier Dieu de la récolte. Les jeunes organisaient le bal de la moisson. À l’occasion de la moisson le cultivateur devait tuer et préparer un (ou deux) coq/s au dîner.

            Il y avait beaucoup de coutumes à propos des vendanges. Ainsi aux participants on a offert l’hospitalité, le chou farci ne devait pas manquer. À Kõszegremete (Remetea) par example les vendanges faites, sur le côteau le pasteur tenait un sermon où il lisait l’apologue du vigneron. Après, c’était la fête des vendanges avec la participation de tout le village jusqu’au lendemain. Ces traditions restent vivantes jusqu’à nos jours.

            En hiver l’événement le plus important c’était quand on tuait le cochon. Les hommes, parents, amis et voisins venus au petit matin saigner le cochon, buvaient un petit verre d’eau-de-vie et mangeaient de l’oignon en huile et des fritons (petits morceaux de lard cuit). A midi on mangeait du potage de choucroute.

            Une autre tradition c’était la fête (le bal) du fil au moment où les femmes eurent fini à arracher à tiller et à laver, à préparer à tisser le chanvre. À cette occasion on a fait venir des musiciens.

            Selon la tradition, si la famille avait des aides pour les différents travaux, la femme restait à la maison pour préparer le petit déjeuner et le déjeuner qu’elle portait au champ. Mais le dîner devait être offert dans la maison de la famille de l’agriculteur.

5. Apprentissage du métier

            Il y avait deux manières pour apprendre le métier: ou bien de son propre père ou bien comme apprenti auprès d’un maître. L’apprentissage durait un an et pour devenir apprenti, l’adolescent devait avoir 16-17 ans. Après cet an l’apprenti avançait au rang d’aide, puis lorsque le maître considérait que le jeune homme avait tout appris, lui a accordé sa «lettre de liberation» ce qui lui permettait de continuer à travailler dans l’atelier de son patron ou bien démarrer sa propre affaire pour exercer le métier appris.

            Des écoles professionnelles ou techniques apparaissaient beaucoup plus tard à l’aide de l’État. C’est déjà l’invention de l’homme moderne.